Par Marie-Michelle Gagné
mm.gagne@journaldelevis.com
La situation politique difficile qui sévit actuellement au Népal a mis quelques bâtons dans les roues du Lévisien de 27 ans, quelques jours à peine avant son grand départ. C'est par contre la tête remplie de projets qu'il a finalement réussi à quitter sa ville natale à la conquête de ce pays asiatique, voisin de la Chine et de l'Inde.
Finissant à la maîtrise en mondialisation et développement international à l'Université d'Ottawa, Antoine a appris au début du mois d'avril qu'il quitterait le pays pour aller effectuer son stage à l'étranger. Depuis son arrivée là-bas, son mandat est d'aider les dirigeants de coopératives agricoles à augmenter leurs parts de marché. « D'ici la fin de mon stage, mon mandat changera peut-être, mais pour l'instant, je me concentre sur la planification de futures rencontres que j'aurai avec les responsables de coopératives agricoles une fois à destination et sur l'apprentissage intensif de la langue népalaise », a-t-il expliqué quelques jours avant de s'envoler vers l'Asie.
Durant les trois mois de sa visite, il vivra à Katmandou, capitale politique et religieuse du Népal, en compagnie de quelques autres volontaires. Il est par contre le seul étudiant de la région qui tentera d'aider ces coopératives népalaises au cours des trois prochains mois.
C'est tout de même sous la gouverne du Centre d'étude et de coopération international (CECI), que le jeune Lévisien effectuera ses recherches. Aujourd'hui, et depuis plus de 20 ans, le CECI est l'organisme canadien de développement international le plus actif dans le domaine du développement économique et social au Népal.
Quelques craintes
Avant son départ, Antoine était très confiant que tout irait pour le mieux, mais avait tout de même quelques craintes. « Le pire serait que la situation politique actuelle du pays se détériore vraiment et que ça nuise à l'évolution de mon travail et à ma sécurité, mais pour l'instant je ne sens pas du tout que mon intégrité est menacée », a-t-il avoué.
Raconter son histoire aux jeunes
Dès son retour à Lévis au mois de septembre prochain, Antoine projette de rencontrer des classes d'étudiants dans certaines écoles de la région. L'École secondaire Les Etchemins est la première institution lévisienne visée à s'être montrée intéressée au projet pour la prochaine rentrée scolaire. Ce sont donc des dizaines d'étudiants lévisiens qui pourront tout savoir sur son périple au Népal et sur les impacts de sa visite en tant que stagiaire en développement international.
Sur la photo : Étudiant à la maîtrise en mondialisation et développement international, le Lévisien Antoine Hamel a quitté le pays dimanche dernier, en direction du Népal pour y effectuer un stage de trois mois.
CRÉDIT PHOTO : JEAN HAMEL